Bukavu: Entre banditisme nocturne et justice populaire, la NDSCI Bagira tire la sonnette d’alarme

Une nuit de violence a plongé le quartier Mulambula, dans la commune de Bagira, dans une profonde consternation. Sur l’avenue Pharmakina, un cambriolage qui a viré au drame relance le débat brûlant sur l’insécurité et les dérives de la justice populaire dans cette partie de la ville.
Selon les informations livrées par SHAMIKOLO KITWEMBILI Bertin, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI Bagira), des individus armés de machettes ont fait irruption, en pleine nuit, au domicile de Maman Nossi M’Mapendo avec l’intention manifeste de voler.
Au cours de cette attaque, la violence a rapidement pris le dessus. Une jeune membre de la famille, Janine Hekima, a été grièvement blessée à la tête après avoir reçu des coups de machette. Elle a été prise en charge dans un état jugé préoccupant, illustrant une fois de plus la brutalité des incursions nocturnes qui terrorisent les habitants.
Mais la situation a basculé dans un autre registre lorsque l’un des présumés assaillants a été maîtrisé, grâce à la vigilance d’une des filles de la maison.
Alertée, la population s’est rapidement mobilisée, convergeant vers les lieux dans un élan de colère et d’indignation.
Ce qui aurait pu être une arrestation suivie d’une procédure judiciaire a malheureusement dégénéré. Dans un acte de justice populaire, le suspect a été brûlé vif aux environs d’une heure du matin, sur le pont Njira. Une scène d’une extrême violence qui témoigne d’un climat de tension où la défiance envers les institutions semble grandissante.
Face à cette double tragédie, celle du banditisme et celle de la vindicte populaire, la NDSCI Bagira hausse le ton. Elle condamne fermement ces actes sous toutes leurs formes, dénonçant à la fois l’insécurité persistante qui expose les citoyens et les dérives illégales qui mettent en péril l’État de droit.
« La sécurité et la justice doivent être assurées dans le respect de la dignité humaine », rappelle son président, insistant sur la nécessité d’une réponse institutionnelle forte.
L’organisation appelle ainsi les autorités compétentes à renforcer urgemment les dispositifs sécuritaires dans le quartier Mulambula, tout en exhortant la population à faire confiance aux services habilités plutôt que de céder à la justice expéditive.
Alvin Buzaki



